L’élimination éclair des Panthères ne fait pas que piquer l’orgueil national, elle met en lumière une crise profonde qui couve depuis trop longtemps. Face au fiasco, le gouvernement frappe fort : staff viré, joueurs mis à l’écart, équipe suspendue… le football gabonais est secoué comme jamais.

Il y a des défaites qui font mal. Et puis il y a celles qui réveillent les consciences. Sortir dès le premier tour de la CAN 2025, ce n’est pas un accident : c’est un signal d’alarme. Un avertissement clair : quelque chose ne tourne pas rond dans notre football.

Le gouvernement n’a pas attendu pour réagir. Le staff technique est débarqué. Sélectionneur et assistants payent le prix fort. Certains diront que c’est un geste brutal, d’autres que c’est tout simplement logique. Après tout, comment continuer à confier la boussole à ceux qui ont perdu le cap ?

Mais là où le coup de balai prend toute sa force, c’est la mise en pause de l’équipe nationale. Suspendre les activités de nos Panthères ? Oui. C’est inédit, ça fait grincer les dents, mais ça envoie un message clair : avant de courir sur le terrain, il faut savoir marcher droit, ensemble, et avec des règles.

Et pour que le message soit complet, le gouvernement met certains joueurs de côté, dont Bruno Ecuélé Manga et Pierre-Emerick Aubameyang. Ici, pas de favoritisme, pas de passe-droit. Talent ou notoriété ne remplacent pas le patriotisme et l’engagement. Être Panthère, ça se mérite. Et visiblement, certains l’ont oublié.

Le communiqué officiel ne mâche pas ses mots : l’échec de la CAN 2025 touche à des valeurs plus larges, celles de l’éthique et de l’exemplarité, piliers de la Ve République. La Fédération gabonaise de football est appelée à prendre ses responsabilités, sous-entendu : il est temps que la maison football ne soit pas seulement décorative, mais solide et responsable.

Alors, que retenir ? Que le Gabon a frappé un grand coup pour secouer un football malade. Que les décisions sont dures, mais peut-être nécessaires. Et surtout : que si cette crise est bien gérée, elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère. Sinon… on se contentera de répéter les mêmes désillusions, année après année.



Commenter l'article

Newsletter de GabaoNews

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


GabaoNews s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Le traitement et l'utilisation de vos données personnelles resteront confidentiels.