À quelques jours du congrès extraordinaire prévu le 18 avril 2026 à Mouila, les tendances observées au sein du corps électoral laisseraient penser que Pierre Alain Mounguengui, président sortant, candidat unique à sa propre succession et par ailleurs 3e vice-président de la CAF, pourrait se diriger vers une reconduction avec un score particulièrement élevé. Les projections actuelles évoquent un minimum de 82,5 % des suffrages, avec la possibilité d’atteindre 100 % si certains délégués optent pour la stratégie de la chaise vide, notamment parmi ceux qui n’avaient pas accordé de parrainages.
Le congrès, composé de 63 délégués dont 42 ont droit de vote, verra 40 votants participer à ce scrutin électif convoqué conformément à l’article 31, qui ne porte que sur un seul point : l’élection du président.
Un seul candidat validé après un examen strict
Contrairement aux interprétations initiales, la commission électorale n’a pas retenu un seul candidat par manque de concurrence politique, mais parce qu’elle a jugé les trois candidatures reçues irrégulières. La seule candidature qui remplissait presque toutes les exigences ; celle d’un des prétendants recalés, ne respectait pas entièrement les critères, lui manquant six parrainages pour être validée. Dans ce contexte, Pierre Alain Mounguengui demeure le seul candidat conforme aux dispositions statutaires, ce qui renforce de fait sa position pour le scrutin à venir.
Une base de parrainages significative
Sur le plan politique, le président sortant bénéficie d’un socle important : 10 parrainages sur 14 clubs, 9 parrainages sur 9 ligues, 2 parrainages sur 3 associations.
Ce total de 21 parrainages, même s’il ne préjuge pas des votes, traduit une tendance nette, largement favorable à la continuité. Plusieurs délégués justifient ce soutien par la stabilité, l’expérience accumulée, et la maîtrise des rouages administratifs et sportifs de Pierre Alain Mounguengui, autant de qualités perçues comme indispensables dans un contexte où la gouvernance requiert rigueur et constance.
Pourquoi un score potentiellement très élevé ?
Les délégués interrogés évoquent l’absence d’alternatives structurées, les irrégularités ayant touché toutes les candidatures concurrentes, et la réputation d’efficacité du président sortant.
Beaucoup estiment que la configuration actuelle, couplée à la discipline de vote habituellement observée lors des congrès électifs, pourrait permettre à Pam de dépasser largement les 82,5 % annoncés. Certains même envisagent un score total, si une partie des votants critiques se retire, laissant les voix valablement exprimées se concentrer sur le seul candidat en lice.
Une élection qui pourrait marquer une continuité forte
Si ces tendances se confirment, le congrès de Mouila pourrait consacrer une nouvelle fois Pierre Alain Mounguengui, confortant son influence à la tête de la Fédération et renforçant son poids institutionnel, déjà notable au sein de la CAF.
Reste à voir, samedi 18 avril, si les délégués confirmeront cette trajectoire annoncée ou si l’urne réservera une surprise dans un contexte où un seul nom apparaîtra sur le bulletin.






